2018-10-04T17:33:59+00:00 mars 2018|| |

Pourquoi le CAC 40 a besoin des freelances

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Malt lance son étude – Comment les freelances transforment le management

Lors d’un rdv, il y a quelques années, avec l’ex DRH de Orange à qui je présentais comment le freelancing allait être un élément de transformation important du monde du travail, je découvrais avec surprise que mon interlocuteur ne savait pas qu’il y avait des freelances dans son entreprise. Après vérification immédiate auprès de son staff il me confirmait que Orange ne travaillait pas avec des freelances…

Aujourd’hui, nous lançons la première étude sur la manière dont les freelances transforment les entreprises et le management, avec entre autres le premier classement des entreprises faisant appel aux freelances. En tête de ce classement, Orange !

Les freelances travaillent depuis longtemps avec les « grands comptes », mais depuis 4 ans que nous travaillons avec ces entreprises, et depuis le lancement de notre offre Malt Corporate, nous avons pu observer une prise de conscience chez les dirigeants et managers de la révolution du freelancing. Aujourd’hui, ces entreprises n’ont plus le choix que de savoir travailler avec les freelances pour travailler avec les meilleurs. Il y a aussi en parallèle une prise de conscience que les freelances sont déjà au sein de leurs organisations mais cachés derrière un monde opaque d’intermédiaires.

Malt travaille déjà avec 60% des entreprises du CAC 40, et nous avons décidé de lancer avec Laetitia Vitaud une étude sur la manière dont le freelancing transforme aujourd’hui ces organisations et le management.

Sur une approche quantitative, nous avons analysé la data des plus de 70 000 profils freelances inscrits sur Malt pour sortir le premier classement des freelances chez les entreprises du CAC 40.  Le Top 3 : Orange, BNP Paribas, Publicis. Ce classement n’a pas la prétention d’être exhaustif sur le nombre de freelances dans chacune de ces organisations, évidemment plus important, mais permet d’avoir pour la première fois une analyse comparée de l’utilisation des freelances dans les grandes entreprises françaises.

De façon plus qualitative, Laetitia Vitaud est allée à la rencontre de plusieurs de nos clients grands comptes, DRH, Directions Achats, DSI, Innovation… pour comprendre comment le freelancing devient pour eux une source importante d’accès aux talents, et comment le fait de travailler avec les freelances transforme leur quotidien de manager. Il en est ressorti 5 grands enseignements qui structurent cette étude.

1 – Repenser l’accès au talent

Sur un marché « pénurique », les talents, en particulier ceux des métiers du « digital » sont de plus en plus des perles rares. Le chômage dans la plupart de ces métiers, et surtout sur les localisations les plus recherchées, est pratiquement à zéro. Les grandes entreprises ne sont plus perçues comme le saint graal à la fin d’un parcours académique : les start-ups et le freelancing attirent de plus en plus ces talents. Ces entreprises qui autrefois passaient par des intermédiaires tels que les ESN et les agences pour trouver ces compétences, se rendent compte aujourd’hui qu’elles doivent apprendre à travailler avec des communautés de freelances.

2 – Internaliser ou externaliser

Pendant longtemps, les métiers de l’IT ou la communication n’étaient pas vus comme le « coeur de métier ». Un retailer, par exemple, se dédiait à son métier, et voyait l’IT comme une « boîte noire » gérée par un prestataire externe. La fameuse « transformation digitale » n’est autre que la nécessaire reprise en main de ces projets par ces organisations, qui recherchent aujourd’hui une nouvelle façon de travailler : coordination des projets en interne, avec des ressources externes pour compléter les équipes en interne. Les freelances intègrent une équipe le temps d’un projet. Ils travaillent directement avec les salariés de l’entreprise cliente, sans intermédiaire, sans mise à distance, sans « boîte noire ».

3 – Repenser l’organisation du travail

Travailler avec des freelances, c’est bousculer son organisation. Beaucoup des clients interrogés y voient une façon de faciliter l’acculturation digitale de leur entreprise. Un freelance, hier chez Blablacar, pourra travailler demain chez Renault, et venir « polliniser » une certaine culture de travail, des méthodes, un rapport à la hiérarchie.  La transformation digitale, c’est aussi ce changement de culture. Les freelances, avec leur désir de liberté, leur esprit de communauté, leur capacité d’adaptation, et leurs expériences de travail dans des environnements multiples sont des vecteurs de cette transformation.

La Malterie lors du lancement de l’étude « Se transformer avec les freelances »

4 – Repenser le temps et l’espace

Il serait faux de croire que les freelances sont forcément des travailleurs en « remote » faisant fi des horaires de travail. Au contraire, et surtout chez nos clients corporates, les freelances intègrent une équipe, sur leur lieu de travail et avec leurs horaires, le temps d’une mission. Il est certain cependant, que ces freelances amènent avec eux un rapport au temps et à l’espace différent, et aident les organisations à évoluer, par exemple, vers l’idée de plus de télétravail quand cela est pertinent.

5 – Repenser la gestion des Ressources Humaines

Aujourd’hui gérés par les départements achat prestations intellectuelles, les freelances sont souvent invisibles, comme nous l’avons vu, pour la plupart des directions des ressources humaines. Ils sont souvent encore vus comme plus « suspects » que l’employé ou le consultant d’un prestataire externe avec qui ces organisations sont aujourd’hui plus habituées à travailler.  Les clients interrogés savent cependant que leurs organisations vont devoir s’adapter au travail avec ces talents en direct, tout en gardant la sécurité et la fluidité que leur apporte une plateforme unique comme Malt.

Je vous invite à télécharger cette étude, et je tenais aussi à remercier tous ceux qui ont participé ou nous ont influencés dont Aymeril Hoang, Anne-Sophie Godon, David Giblas, Lauriane Thiebaut, Denis Pennel, Nicolas Bouzou, Thierry Pech, ainsi que les freelances qui nous ont aidés dans la réalisation de cette étude, Maxime Gourga – directeur artistique et Mathilde Crétier – illustratrice.

Vincent Huguet (CEO Malt)