2018-03-20T20:06:49+00:00 février 2018|||

59% des freelances français ne souhaitent pas d’une assurance chômage obligatoire

D’après l’étude annuelle Malt sur le freelancing et contrairement aux tendances du débat politique actuel, le chômage n’est pas le sujet prioritaire pour les freelances français. Ces derniers se sentent plus écoutés qu’auparavant mais pas forcément mieux.

59% des freelances ne veulent pas d’assurance chômage obligatoire !

La création d’une assurance chômage pour les indépendants fait l’actualité car le gouvernement a mis le sujet à l’étude. Les freelances y sont naturellement sensibles, mais, comme le montre l’étude Malt sur le freelancing en 2018, ils sont une majorité (59%) à ne pas souhaiter qu’elle devienne obligatoire. L’assurance optionnelle existant déjà (elle est proposée par des compagnies d’assurance privées) n’est souscrite que par une infime minorité de freelances.

On observe des disparités de points de vue selon les métiers. Les freelances exerçant un métier IT (administrateurs systèmes/DBA, développeurs et data scientists) rejettent massivement l’idée d’une assurance chômage obligatoire : ils sont 71% à préférer une assurance optionnelle.

En revanche, les freelances exerçant un métier créatif (graphistes, designers, photographes, motion designers et réalisateurs) sont plus nombreux à souhaiter une assurance chômage obligatoire. Mais ils restent quand même majoritaires (61%) à préférer une assurance optionnelle.

Cependant, les freelances se sentent plus écoutés par rapport à l’année dernière.

Bonne nouvelle : par rapport à notre étude sur le freelancing en 2017, les freelances se sentent un peu plus écoutés et considérés par les pouvoirs publics !

On reste cependant encore très loin du compte. En effet, seulement 13% des freelances se sentent bien pris en considération dans le débat politique et économique en France, contre 3% en 2017.

Pour ce qui est des sujets qu’ils souhaitent voir traités, leur principale préoccupation est, comme l’année dernière, la simplification de la protection sociale (mutuelle et prévoyance), pour 52% d’entre eux. Ce sujet est à égalité dans leur ordre de préoccupations avec la facilitation de l’accès au prêt immobilier ou à la location. A noter, l’année dernière, la deuxième préoccupation des freelances concernait le passage du RSI au régime général de la sécurité sociale, sujet traité cette année par le gouvernement.

Téléchargez l’étude sur le freelancing en 2018
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